CR – Semi de Boulogne-Billancourt 2016

Si la saison de triathlon est bel et bien terminée, cela ne veut pas dire qu’aucune compétition n’est au programme en ce moment. C’est ainsi que j’ai disputé le Semi-marathon de Boulogne-Billancourt la semaine dernière. Compte-rendu de cette course !

Introduction

Ce semi, il est au programme depuis de longues semaines pour deux raisons. C’est tout d’abord l’occasion de courir avec Maxime et Alexandre, deux potes habitant à Rueil-Malmaison et qui se sont eux aussi inscrits. Une course entre potes, c’est toujours plus sympa ! Ensuite, ce semi, je l’ai déjà couru en 2012 (1h43 et des poussières à l’époque), c’est une course roulante propice aux bonnes performances. C’est donc l’occasion de tenter de battre mon record (… établi en 2012 sur cette course) mais également de mesurer les progrès accomplis en 4 ans, et surtout depuis l’année dernière et mon inscription en club.

Je m’inscris donc en juin avec un objectif très élevé : 1h26. Pour le définir, j’ai tout simplement pris mon meilleur temps sur 10km (39’27’’) et utilisé une formule d’équivalence et des tables afin de voir quelle était la performance équivalent sur semi. Au fil des mois, je vais cependant réviser cette prédiction. J’effectue très peu d’entraînement spécifique course à pied et surtout, j’effectue une grosse coupure de 4/5 semaines entre septembre et octobre avant de reprendre l’entraînement 6 semaines avant le semi uniquement : bien trop court pour arriver bien préparé. La semaine avant la course, je me fixe donc un objectif « mini » à 1h36 (enfin, 1h35’59’’) tout en me disant qu’atteindre 1h35 (enfin, 1h34’59’’) serait quand même plus joli. Des objectifs vraiment très éloignés de mon 1h26 initial mais beaucoup plus réalistes !

L’avant-course

Arrivé à Paris en train le vendredi soir, je suis hébergé chez mon ami Alexandre pour le week-end. Le samedi après-midi, Maxime nous rejoint et nous nous rendons à Boulogne Billancourt afin de retirer nos dossards.

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C’est l’occasion de prendre quelques photos et également de se faire interviewer par l’équipe comm’ de la course qui est sur place : on nous aperçoit d’ailleurs brièvement sur la vidéo réalisée par l’organisation à l’issue de la course (cette vidéo est visible à la fin de l’article).

Le retrait des dossards se passe rapidement et après un rapide tour des différents exposants, pas de folies, nous rentrons à la maison pour la traditionnelle pasta party d’avant-course.

La course débutant à 10h, pas besoin de se lever trop tôt le lendemain : le réveil sonne à 6h45, amplement suffisant pour avoir fini de déjeuner environ 3h avant le coup de pistolet du starter. Deux tartines, un peu de pâtes restant de la veille et un thé : j’essaie de faire consistant et léger à la fois ! Maxime nous rejoint vers 8h, nous avons prévu de nous rendre sur le site de départ en Uber, ça nous évitera un trajet en transports en commun ou le stress d’avoir à trouver une place à proximité du départ.

Compte-tenu du contexte sécuritaire, l’organisation a envoyé un email aux participants leur demandant d’être présents sur place 45 minutes avant le départ, nous arrivons donc même un peu en avance. Tant mieux, nous pouvons déposer nos sacs à la consigne prévue et passer aux toilettes sans trop faire la queue.

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Toute la semaine, la météo a annoncé des conditions exécrables pour la course : pluie continue et vent à 40km/h avec des rafales à 100km/h ! Alors que c’était le cas au lever du jour, miracle, la pluie s’est arrêtée et le vent est plus que supportable à une heure du départ. Nous avions prévu de nous protéger du froid en nous enveloppant de sacs poubelles… que nous avons malheureusement oubliés ! Alexandre nous sauve, il a un peu d’argent sur lui et nous passons donc à Carrefour City nous acheter quelques sacs de 100l ! Ce truc marche toujours et quelques minutes, à défaut d’avoir l‘air classe, nous n’avons pas froid.

Nous nous séparons à l’approche de nos sas respectifs. Je rentre dans le sas 1h25-1h30 pour lequel je m’étais initialement inscrit et tente de trottiner à l’intérieur de celui-ci, mauvaise idée, il n’y a vraiment pas de place. Je ressors donc et pars m’échauffer sur une petite place à proximité où je me retrouve côté à côte avec… Gilles Bouleau, le présentateur du JT de TF1 ! Je me rappelle avoir lu quelque part que c’est un bon coureur, je me demande quel temps il vise !

Quelques minutes plus tard, il est temps de rentrer pour de bon cette fois dans le sas de départ, l’heure fatidique approche. Re-miracle, les conditions météos sont quasi parfaites : 13°C, pas de pluie, juste un vent un peu plus fort que souhaitable mais rien de méchant. J’en viens même à me dire qu’un simple tee-shirt technique aurait été suffisant alors que je porte également un maillot manche longue afin de me tenir chaud.

La course

10h : c’est parti ! Pour une fois, je me suis bien placé et je suis à peine ralenti par les traditionnels ralentissements de départ. Mon plan est simple : maxi 4’30’’ par kilomètre, de préférence 4’25’’ si les sensations sont bonnes. Dans l’euphorie du départ, je boucle le premier kilomètre en 4’18’’, pas trop foufou quand même.

Si niveau cardio tout se passe bien, je ressens une fatigue musculaire dans le mollet et la cuisse droite dès le… troisième kilomètre… oui oui, vous avez bien lu, après trois kilomètres, j’ai la jambe droite fatiguée. Je précise que je m’étais bien reposé la semaine avant la course, impossible donc de savoir d’où vient cette gêne.

Cela ne m’empêche cependant pas de franchir la barre du 5ème kilomètre en 22’09’’. Fun fact: l’organisation avait installé des caméras aux kilomètres 5, 10, 15 et 20. On peut donc se retrouver et voir son passage à ces points. Les photos de course de cet article sont donc des captures d’écran de ces vidéos, désolé pour la qualité assez médiocre…

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Je suis en avance de 21 secondes sur mon objectif d’1h35 : j’aime quand un plan se déroule sans accrocs… ou presque ! Car deux kilomètres plus tard, en plus de cette gêne dans la jambe droite, une « barre » apparaît sous l’avant de mon pied droit, un peu comme si je marchais sur une sorte de caillou allongé. Cette douleur, je l’avais déjà ressentie à une reprise, lors de la Val’Lyonnaise, courue début octobre. Je l’avais alors mise sur le compte de mes nouvelles semelles, avec lesquelles j’avais très peu couru à l’époque. Je ne l’avais plus jamais ressentie. Et bien là revoilà, et pas au bon moment. Il va bien falloir continuer.

Si les jambes ne vont pas très fort, tout se passe bien niveau cardio même s’il est un poil haut, entre 175 et 180bpm. J’aimerais éviter qu’il dépasse les 175bpm mais nous sommes désormais dans le Bois de Boulogne, là où se trouvent les rares pourcentages de la course. J’atteins les 10km en 44’29’’ : toujours en avance.

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Au cours des 5km suivant, je maintiens le rythme. J’essaie de profiter de la descente à la sortie du Bois de Boulogne afin de bien me relancer et de grapiller les secondes perdues dans les petites montées et je franchis le panneau des 15km en 1h07’00’’ tout rond, j’ai toujours une trentaine de secondes d’avance sur mon objectif. J’ai cependant de plus en plus mal aux jambes et je sens qu’il va être difficile de tenir jusqu’au bout !

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Les jambes sont de plus en plus lourdes, la douleur sous mon pied toujours présente et le manque de kilomètres dans les jambes se fait clairement ressentir. Au cours des kilomètres suivants, je ralentis inéluctablement. Au kilomètre 18, je me fais dépasser par le meneur d’allure 1h35. J’essaie de m’accrocher, je sais que si j’arrive à le suivre, ça sera gagné… impossible ! Je prends alors un gros coup au moral. En essayant de suivre le rythme, je me suis mis dans le rouge et j’explose complètement au cours du 19ème kilomètre qu’il me faut 4’55’’ pour boucler.

Au panneau 20 kilomètre, je me fais violence et décide de tout donner pour les cinq minutes de course restantes, je ne vais pas passer sous les 1h35 mais je me dois au moins de faire moins d’1h36.

screen-shot-2016-11-27-at-8-25-56-pm-2Un dernier virage, la ligne d’arrivée au loin, il ne faut pas craquer… et voilà, ça passe, je boucle cette dernière portion à une allure d’environ 4’35’’ au kilomètre ce qui me permet de finir en 1h35’33’’… objectif « public » annoncé aux potes atteint, même si j’espérais quand même faire un peu moins.

Conclusion

Il n’y a pas de secrets, sur une course comme un 10km ou un semi, 99% du résultat est acquis à l’entraînement… et c’est bien ce qui m’a manqué sur cette course ! Je ne regrette rien, la longue coupure effectuée en septembre / octobre me sera bénéfique lorsque j’arriverai au printemps et qu’il faudra s’entraîner dur en vue de Roth. Seul point négatif, cette gêne musculaire arrivée bien vite à la jambe droite (un peu trop tôt pour être liée au manque d’entraînement) et surtout, cette douleur sous le pied. Si je pense qu’elle est liée à mes nouvelles semaines, je profiterai dans les semaines qui viennent de ma visite de suivi chez le podologue pour vérifier ça.

Enfin bon, j’ai beau me plaindre… je repars tout de même de Boulogne avec un nouveau record sur semi !

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, je vous laisse avec la vidéo « officielle » de la course sur laquelle j’apparais avec Alexandre et Maxime à 0 :17 !

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