CR – Triathlon des Collines 2016

Après le S de Bourg-en-Bresse et le M du Lac des Sapins, je me suis aligné le week-end dernier sur mon troisième triathlon de l’année, le S du Triathlon des Collines, avec une nouveauté pour moi cette année : le soleil et la chaleur ! Compte-rendu de cette épreuve.

Au moment d’établir mon calendrier de l’année, j’avais clairement mis l’accent sur des épreuves plus courtes que celles effectuées l’année dernière, avec des distances « sprint » et « olympique » uniquement. C’est dans cette optique que j’avais sélectionné ce S se situant dans mon département d’enfance, la Drôme.

Avantage de cette épreuve, le départ du S est donné à 14h30. Je peux donc me permettre un réveil plus tardif que d’habitude pour un jour de compétition. Même s’il n’y a qu’une heure de route entre Lyon et Saint-Barthélémy de Vals, village d’accueil du triathlon, nous (Madame est bien sûr de la partie) partons cependant vers 9h30 car nous devons faire un détour par le sud de la Drôme afin de récupérer ma supportrice n°1 bis : ma mère. Malgré de potentiels bouchons en ce week-end de grands départs, nous arrivons tout de même bien en avance, vers 12h30.

Nous découvrons alors un lac assez petit, avec une plage bien fréquentée par des familles venues tenter de se rafraichir. Il fait en effet bien chaud, aux alentours de 30°C.

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Je récupère mon package de départ avec un joli cadeau, un blouson coupe-vent qui parait de plutôt bonne qualité, surtout pour un cadeau d’avant-course – malheureusement, bien que je sois dans les premiers à retirer mon dossard, plus de taille S disponible… Dommage d’investir dans des cadeaux de qualité et de ne pas avoir le stock nécessaire.

De retour à la voiture pour me préparer, première mauvaise surprise de la journée : j’ai oublié ma ceinture porte-dossard ! J’ai bien une check-list qui la mentionne mais apparemment, j’ai également besoin d’une check-list pour me rappeler de lire la checklist… Il y a un petit stand qui vend du matériel, je compte donc sur ma chance pour qu’il ait une ceinture porte-dossard : échec ! Il ne vend que des maillots de bain… Je décide donc d’improviser et de sacrifier ma ceinture cardio Garmin en l’utilisant comme porte-dossard ! J’ai heureusement toujours de quoi bricoler en cas d’urgence (épingles à nourrice, scotch, etc…) et 3 épingles à nourrice plus tard, je dispose donc d’une ceinture porte-dossard flambant neuve !

IMG_2108Deux dossards ayant été fournis, j’attache le second sur un tee-shirt que je déposerai en zone de transition au cas où ma « ceinture » lâche, on ne sait jamais.

La zone de transition est recouverte d’herbes assez hautes et de branches : je décide donc que je porterai mes chaussures de vélo et que je ne courrai pas pieds nus lors de la T1.

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Une arbitre supervise l’installation des participants dans la zone de transition, j’en profite pour me renseigner sur la température de l’eau : entre 25 et 26°C, combinaison interdite ! Une première pour moi mais cela ne m’inquiète pas, même si j’ai fait peu de natation ces dernières semaines, l’absence de combi ne me pose pas de problème.

Je pars m’échauffer un petit quart d’heure dans l’eau, 26°C, c’est en effet supportable sans problèmes. Les arbitres nous rappellent sur la plage à 14h10, petit briefing et tout le monde est prêt à 14h20… le speaker annonce donc que nous allons procéder au départ ! Il demande aux gens de se mettre en place, les triathlètes qui sont sur la plage rentrent alors doucement dans l’eau, jusqu’aux genoux pour les premiers.

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Il y a une ligne d’eau environ 30m après la plage (celle qui marque la limite de l’habituel espace baignade), j’imagine que nous allons partir de là… en fait non, alors que les triathlètes en première ligne avancent à petits pas, le speaker lance le décompte, 3, 2, 1, c’est parti, dans la confusion la plus totale pour ma part ! La zone de départ est large et je me retrouve plutôt vers l’avant, en troisième ligne.

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Petit coup de machine à laver habituel mais sans excès et déjà un peu d’espace pour placer ma nage. Je mise sur une allure d’environ 2min/km voir un peu plus lent vu l’absence de combinaison. J’opte pour une trajectoire assez directe que je pense réussir à suivre plutôt bien et tout se passe sans problème particulier. Le parcours se compose d’un tour de lac en sens anti-horaire et j’ai la voie libre pour la deuxième moitié du parcours, beaucoup d’athlètes empruntant une trajectoire qui me semble bien trop large. Je suis au coude à coude avec un brasseur qui va à la même vitesse que moi, nous effectuerons l’ensemble de la seconde moitié du parcours côte à côte, comme quoi une bonne brasse vaut bien un mauvais crawl ! Je sors de l’eau en 15’13’’, 101/274 au scratch, temps cohérent avec ce que je visais et classement bien meilleur qu’espéré, probablement dû à mon bon choix de trajectoire (ou au mauvais choix de mes concurrents !).

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Je négocie la T1 en 1’41’’ (126/275) avec toujours quelques secondes de trop perdues à vérifier que je n’ai rien oublié alors que je devrais juste débrancher le cerveau et partir.

Le parcours vélo mesure un peu plus de 22km pour 274m de dénivelé d’après le relevé de mon gps. Il commence par un faux-plat montant sur 4km, suivi d’un faux plat descendant sur 6km avant une petite ascension gentillette sur 5km puis une descente et un faux plat descendant pour revenir sur le lac. Comme à mon habitude, je gagne peu de places et en perds davantage. Je me sens toutefois un peu plus à mon aise que d’habitude sur le vélo, mes deux sorties d’Embrun n’y sont probablement pas étrangères. Comme à chaque triathlon, je me dis qu’il y a des minutes « faciles » à grappiller en augmentant l’entrainement en vélo. Je conclus le parcours vélo en 44’50’’ (118/274).

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Arrive alors la T2. Ma ceinture cardio-porte-dossard a l’air de bien tenir le coup et je décide donc de continuer avec. Le concurrent à côté de moi s’élance quelques secondes avant moi, je le suis de près. Plusieurs vélos de la rangée d’à côté sont déjà partis et il décide de sauter par-dessus les râteliers afin de prendre une trajectoire plus directe vers la sortie de T2. Alors que je sais pertinemment que c’est interdit, je manque de lucidité et le suis instinctivement… 10 mètre devant nous, une arbitre nous fixe et un coup de sifflet retentit. L’arbitre arrête mon concurrent qui feint l’incompréhension, elle lui indique qu’il est interdit de couper en sautant par-dessus les rangées de porte-vélos. J’arrive à mon tour et m’arrête en indiquant que j’ai bien compris de quoi il s’agit. Je m’attends à écoper d’une boucle de pénalité, bien méritée il faut le dire ; sans réelle intention de nuire j’ai effectué une manœuvre qui m’a fait gagner du temps, c’est de la triche ! Coup de chance : l’arbitre, dans sa grande mansuétude, nous indique que nous pouvons repartir au bout d’une quinzaine secondes, soit le temps « gagné » en coupant plus une dizaine de secondes de « pénalité » qui ne dit pas son nom… Je m’en sors clairement très bien en échappant à une pénalité qui n’aurait pas été volée.

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Je commence alors le parcours de course à pied fortement typé trail. J’ai bien repéré sur le site de l’orga qu’il mesurait un peu plus que 5km, c’est toujours mieux que de le découvrir la fin et d’agoniser en attendant la ligne d’arrivée. Comme à mon habitude en course à pied, je remonte d’autres concurrents un à un. Les dépassements sont difficiles car il n’y a de passage que pour un concurrent dans le petit chemin qui court autour du lac et les portions de route sont bien courte comparées aux portions de terre. IMG_2644Je prends donc des risques en mettant les pieds dans les herbes hautes sans voir où je prends mes appuis exactement, risque payant puisque je ne me ferai pas doubler ! A 500m de la ligne d’arrivée a habituellement lieu un « passage de gué » annoncé par l’organisation, les coureurs traversent la rivière là  où elle profonde de 5 à 10cm. Cette année cependant, suite aux orages de la veille, il faut courir dans 30cm d’eau. Un concurrent marche devant moi, je prends une nouvelle fois des risques en continuant à courir dans les galets et le double.

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Quelques centaines de mètres plus tard, j’achève de parcourir ces 5,7km en 25’19’’, 42/274, une performance satisfaisante en course à pied.

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Petit bonus à l’arrivée : un ticket de la taille d’un ticket de caisse est immédiatement remis aux participants et leur indique leurs temps et classements.

Ticket

Une excellent idée qui mérite d’être copiée par tous les organisateurs, il est extrêmement gratifiant d’obtenir ses résultats immédiatement.

Après un rapide passage au ravito, je me dirige assez rapidement vers le parc à vélos afin de récupérer mes affaires. Malheureusement, pas question pour l’orga de rouvrir le parc avant que le dernier concurrent en termine et il faudra donc faire la queue pendant 45 minutes.

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Au final, un résultat conforme à mes espérances pour ce petit triathlon sympathique qui se déroule dans un esprit champêtre et qui me permet de garder le rythme de la compétition au milieu d’un été sans entraînements « club » en course à pied et en natation puisque j’en finis en 1h28’31’’ à la 71ème place au scratch sur 271 finishers.

Edit: un grand merci à l’organisation pour la mise à disposition de photos gratuites sur leur page, plusieurs photos de ce post viennent d’ailleurs de !

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